
Cela n’a rien d’anodin : la science-fiction, c’est avant
tout la science de la fiction (La disparition de Ray Bradbury – grand maître du
genre - le 6 juin nous le rappelle hélas à propos). Autant dire qu’elle
constitue un canevas idéal pour les marques : en hypertrophiant
notamment la technologie, elle ouvre le champ des possibles créatifs. En
témoigne, par exemple, la campagne actuelle de Mentos sur ses nouveaux chewing-gums
UP2U (basée sur les déconvenues de la téléportation).
Plus stratégiquement encore, Perrier
renoue avec les grands espaces, ou plutôt le grand espace. Celui-là même dont
les planètes rebondissaient sous les rythmes syncopés de James Brown, ou encore
celui qui semblait accueillir le match irréel de John McEnroe sur terre battue,
dans une atmosphère martienne autant que martiale.
En 2012, Perrier élève encore le
niveau et s’attaque au roi soleil lui-même, excusez du peu. Avec, dans les
derniers plans du film, une confrontation directe et tactile entre l’astre
immense et l’héroïne, choc plastique dont la relative beauté n’est pas sans rappeler une autre
création récente et autrement plus ambitieuse : Melancholia de Lars Von Trier.
Dans l’espace, personne n’entend vos cris, rappelle la franchise Alien avec son
Prometheus, autre parangon de science-fiction à l’affiche. Seul,
éventuellement, le doux bruit de l’effervescence parvient-il à percer le silence
intersidéral... Perrier, c’est sidérant !